lundi 7 mars 2016

Mercredi 24 Février 2016, ma césarienne programmée

Le premier peau à peau avec Papa

Aujourd’hui, je viens vous raconter comment c’est passé ma césarienne programmée et surtout comment je l’ai vécu.

Nous sommes le mardi 23 Février 2016, voilà la date de ma césarienne est pour le lendemain. On m’a demandé si je préférais rentrer la veille au soir ou le lendemain matin de bonne heure. J’ai volontairement choisi de rentrer la veille au soir. Cela était plus facile pour nous organiser.

En ce mardi matin, je dépose Soan à l’école comme si de rien n’était. Je préviens la maitresse et l’atsem que Soan ne sera pas présent en fin de semaine que ça y est ma césarienne est pour le lendemain. Je rentre à la maison, et le stress commence déjà à m’envahir. Pour me vider la tête, je me mets au ménage une dernière fois à fond comme j’aime le faire avant de partir en vacances. Je brique ma maison de A à Z, chaque pièce y passe, chaque recoins. La matinée passe à une allure folle, me voilà déjà repartis chercher Soan à l’école. A partir de ce moment-là, la course contre la montre commence. On rentre on mange, je fini de préparer les dernières affaires de Soan. Hop, on met toutes les valises de tout le monde dans le coffre de la voiture et direction chez mes parents. Nous avons 45min de route pour aller déposer Soan chez mes parents, le temps de faire le trajet, le stress est là le but approche. J’en parle à mon homme ça fait bizarre de tout prévoir. On dépose Soan, qui lui est tout content de dormir chez papy et mamie. Et nous voilà reparti direction l’hôpital cette fois. J’ai rendez-vous à 17h, nous y sommes.

               Quand on arrive aux urgences gynécologiques, on annonce que je viens pour une césarienne programmée. On nous prend tout de suite en charge. On commence par l’admission, et direction la salle d’examen. Une fois en salle, dernier examen urinaire, prise de sang, prise de tension et dernier monito… Nous y sommes ce sont mes derniers examens avec ma puce dans mon ventre. C’est aussi le moment que je choisi pour parler de mon projet de naissance. La sage-femme fût surprise, car cela est assez rare pour une maman qui a une césarienne d’avoir des demandes particulière. Elle prend le temps de le lire devant moi. Elle me dit que tout est réalisable sauf une chose le faite d’avoir ma puce sur moi pendant qu’on me recoud. Le bloc est très froid et ma puce pourrait ne pas le supporter. Elle prend plusieurs exemplaires de mon projet de naissance afin de le transmettre au bloc ainsi qu’aux sages-femmes qui s’occuperont de moi le lendemain. Je sens que l’équipe est à mon écoute. Une fois que toutes les constantes sont nickel, on nous amène en chambre. Et là se trouve un berceau vide, ce berceau qui demain accueillera ma Little Plume. Le stress est à son comble, j’ai du mal à réaliser. C’est ma dernière nuit avec ma puce dans mon ventre, c’est la dernière fois où je sens ces petits coups. En cette dernière soirée à moi la douche à la bétadine, mon homme reste avec moi jusqu’à 23h et ensuite il rentre à la maison se reposer. Demain est une grande journée, vu que je n’ai pas demandé mon heure de mon passage au bloc mon homme doit être présent entre 7h30 et 8h.

Cette nuit fût courte, vu que j’ai été installée dans le service maternité, j’ai entendu tous les bébés pleurer toute la nuit. C’est aussi le moment où j’ai commencé à appréhendé le retour à la maison. Est-ce que je serais capable de m’occuper de Soan et de Little Plume ? Est-ce que j’arriverais à gérer les 2 enfants plus la route et mon travail ? Est-ce que Soan va accepter sa petite sœur etc… Milles questions me sont venus en tête.

               Mercredi 24 Février 2016, nous y sommes c’est la date qu’a choisi mon gynéco pour réaliser ma césarienne. On me lève à 7h du matin, direction la douche à la bétadine comme pour une opération classique. On me fait boire un anti-acide, et on me donne ma blouse pour le bloc. La nuit a été dur et je regarde la pluie tombé par ma fenêtre. Pour me détendre en attendant mon homme, je me mets à écouter de la musique. J’écoute Emmanuel Moire comme à chaque fois qu’il se passe quelque chose d’important dans ma vie. Manu comme je l’appelle m’apaise, ces chansons me rassurent et surtout me détende un peu. J’angoisse, j’angoisse énormément. Mon homme arrive vers 8h dans ma chambre. Au fond de moi, je le sens c’est pour ce matin comme une intuition. J’ai décidé de vivre cette journée sans regarder l’heure comme pour me donner un peu de surprise.

               Un brancardier arrive ça y est on m’emmène au bloc, j’ai une boule au ventre. Mon homme part avec une sage-femme et les vêtements pour ma puce, on se rejoindra au bloc. Pour ma part, je suis emmené comme pour une opération classique, je me retrouve dans une salle de réveil avec un enfant et une personne âgée. On me fait patienter et ça y est direction la salle d’accouchement enfin non direction le bloc… Je passe dans les couloirs froids du bloc et je vois mon gynéco avec qui je discute 30 secondes. Je vois aussi l’équipe qui va s’occuper de moi et tous en train de lire mon projet naissance. Je suis contente, il prenne en considération mes attentes. J’arrive dans le bloc et je discute avec l’anesthésiste qui prend le temps de tout m’expliquer comme je l’avais demandé qui me dit qu’on fera ma pose de sonde après ma rachianesthésie. Elle voit que je suis tendu, à vrai dire ma tension le montre pour moi 14.9, 15.8 bref j’angoisse et ça se sent. On me dit de me détendre que tout va bien se passer, mais j’y peux rien c’est comme ça, je flippe. On me pose ma rachianesthésie et comme pour me dire au revoir ma puce me donne un dernier gros coup dans le ventre. J’en ai la larme à l’œil. C’est ma dernière grossesse, c’est aussi mon dernier coup ressenti à jamais.

A partir de ce moment-là, je ne ressens plus rien. Mon corps est endormi, et comme je le désirais je ne suis pas attaché. On me pose la sonde urinaire et les premiers produits par perfusion et là mon premier malaise arrive suivit de vomissement. Ma tension chute à 9.4, l’anesthésiste et l’infirmier essaye de me parler pour pas que je tombe dans les pommes. Une fois stabilisé mon gynéco suivit de mon homme rentre au bloc. Mon homme me parle d’autre chose pour me rassuré, ma tension remonte. J’entends l’anesthésiste dire à mon homme de me parler un maximum pour ne pas refaire de chute de tension. A ce moment-là, je pose une question à mon gynéco est ce que je serais incisé au même endroit ou légèrement au-dessus ? Il me rassure et m’explique qu’il incise au même endroit. Juste après on m’explique ça y est-il commence. Contrairement à ma première césarienne, je ne ressens rien, je ne sens pas quand il m’ouvre, ni même quand il prend ma puce. J’ai entendu le premier de ma petite puce à 9h35.

Ce Mercredi 24 Février 2016 à 9h35 Nina est née. On me montre ma fille, ma puce, elle est belle, elle n’a plus de vernis, je me peux l’embrasser et la caressé. J’aimerais tellement la garder auprès de moi. On m’explique qu’il fait froid, et mon homme part avec eux pour faire le premier peau à peau. A ce moment-là, je ne reverrais ma fille que plus tard dans la matinée, il était plus de 11h30 quand j’ai pu la revoir.


Malheureusement, après j’ai eu quelque soucis au bloc, j’ai de nouveau fais des chutes de tensions, j’ai continué de vomir et surtout j’ai le souvenir d’avoir eu cette sensation oppressante dans ma cage thoracique. En fait, on m’a expliqué plus tard qu’il avait réalisé ma rachi trop haute donc je n’avais plus aucune souplesse dans mon estomac et mes intestins, dont dès qu’il y touchait je vomissais et lui n’arrivais pas à faire correctement ma délivrance. Une fois sorti du bloc je suis resté longtemps en salle de réveil car avec tous ces soucis je n’arrivais pas à faire remonter ma température. Bref j’ai enchainé les petits soucis, mais une fois en salle de réveil, je n’ai fait qu’une chose réclamé ma fille. Ils en ont eu tellement marre que je leur casse les pieds qu’ils ont quand même fais rentrer mon homme et ma fille en salle de réveil. A ce moment-là, j’ai enfin pu souffler, j’avais enfin ma fille dans les bras celle que j’attendais depuis si longtemps. Nous étions enfin tous les 3 réunis pour mon plus grand bonheur.

Premier peau à peau et première tétée avec Maman
Avec du recule, je remercie vraiment l'hôpital où j'ai accouché car ils ont respecter vraiment au maximum mon projet de naissance et franchement je les remercie car j'ai pu vivre mon accouchement et entre "acteur" malgré toute cette programmation.

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